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mercredi 14 mars 2012

Les trésors cachés de Paris dévoilés dans un livre

Vous connaissez la Seine, le bois de Boulogne, Montmartre, la Tour Eiffel. Vous vivez à Paris depuis votre naissance et pensez tout savoir sur votre ville. L'ouvrage de Dominique Lesbros à paraître ce jeudi 15 mars en librairie, va vous prouver le contraire. La journaliste, déjà auteur de plusieurs guides, publie Curiosités de Paris, inventaire insolite des trésors minuscules. Arrondissement par arrondissement, l'auteur emmène son lecteur déambuler entre les arbres remarquables, les immeubles les plus étranges, les puits dans le bitume, les céramiques les plus surprenantes ou encore les bouches de métro hors normes. Rempli d'illustrations, ce guide est tout simplement passionnant.

 

En 1982, à l’occasion d’échanges culturels entre la France et la Belgique, la station Liège fut décorée de 18 panneaux en céramique de Welkenraedt représentant les sites et monuments de cette province (le Perron, le palais provincial...). À la station Porte-des-Lilas, c’est Georges Brassens qui est à l’honneur, entouré de deux brassées de lilas, l’une mauve, l’autre bleue.  Photo : DR
 
La haute grille du 40 de la rue Durantin s’ouvre sur une cour sublime, profonde, majestueuse, encadrée d’immeubles d’époque Restauration et desservie par deux escaliers à double volée. Elle est surnommée « cour aux Juifs », en souvenir d’une rafle, pendant la Seconde Guerre mondiale, qui a emporté tous les Juifs qui y habitaient, en direction du Vél’ d’Hiv’ puis des camps. Cette cour a servi de décor à de nombreux films parmi lesquels, juste- ment, La Rafle, de Roselyne Bosch (2010). 40, rue Durantin, XVIIIe. Photo : DR 

L’hippophagie était autrefois taboue, totalement inconcevable,interdite d’ailleurs par l’église comme par la loi, du moins jusqu’au milieu du xixe siècle, période à laquelle les mentalités basculèrent. En 1825, un membre de la commission d’hygiène et de salubrité de la préfecture de police se déclara acquis à l’idée que la viande de cheval pouvait se révéler utile pour nourrir les détenus et les populations indigentes (sic). Un mois après l’autori- sation officielle (1866), la première boucherie chevaline ouvrit, suivie de nombreuses autres. Angle de la rue du Roi-de-Sicile et de la rue Vieille-du- Temple, 4e Photo : DR 

Dites "Arago" à un chauffeur de taxi et il aura une pensée reconnaissante pour cette bonne vieille pissotière qui lui a tant de fois permis de soulager sa vessie. Les policiers qui font en permanence des rondes autour de la prison de la Santé peuvent en dire autant. La vespasienne est bien connue en effet des professions ambulantes car il permet une pause pipi éclair, presque le bras sur la portière. « Faut qu’j’aille voir Ginette ! » disent-ils familièrement. Ce modèle d’urinoir circulaire à deux places pour hommes, apparu vers 1877, est le dernier subsistant à Paris, les autres ayant disparu du paysage à la fin des années 1970, remplacés par les sanisettes d’usage mixte. Face au 86, boulevard Arago, 13e Photo : DR

Le coq et sa coquille Le cadran de la rue de l’Abreuvoir est souligné de la devise : "Quand tu sonneras, je chanteray ». Le Y final, courant dans les textes en vieux français, lui donne une allure ancienne, trompeuse car il n’a été gravé qu’en 1924. Par ailleurs, on peutvoir dans le Nà l’envers (dans le mot « Quand") un clin d’œil à l’alphabet cyrillique. Détail intéressant quand on sait que l’ancien propriétaire de cette maison, qui a fait réaliser ce cadran, était le commandant Henry Lachouque (1883-1971), officier et historien français spécialiste du Premier Empire et tout particulièrement pas- sionné par les campagnes russes de Napoléon. 4, rue de l’Abreuvoir, 18e Photo : DR 

Si l’on se place à l’angle de la rue Amelot et de la rue Oberkampf, près de la station Vélib’, on voit un frêne qui semble sortir d’une brasserie nommée Le Centenaire (sans aucun rapport avec l’âge de l’arbre ; c’est parce qu’elle a été fondée cent ans après la Révolution). L’effet de surprise se dissipe quand on avance dans la rue Amelot. Angle de la rue Amelot et de la rue Oberkampf, 11e Photo : DR 

Le nombre record de puits recensés dans la capitale fut atteint en 1875, avec plus de    30 000 puits. Mais à partir de cette date, leur nombre diminue en raison de l’arrivée puis de la généralisation de l’eau courante dans les immeubles. La Commission française pour la protection du patrimoine historique et rural, qui produit un travail remarquable d’inventaire (toujours en cours d’élaboration), fait aujourd’hui état de 358 puits, visibles en surface ou dissimulés au fond de caves privées, maçonnés (comblés) ou pas, avec ou sans margelle, rond ou ovale, doté ou non d’une poulie. Square Viviani, 5e. Puits en demi-lune provenant de l’ancienne maison dite des Lions. Photo : DR 

Les épiceries fines débitant des denrées venues de terres lointaines (épices, chocolats, café, thé, alcools...) se plaisaient à puiser dans une iconographie au long cours pour ancrer leur identité. D’où ces évocations de « nègres joyeux ou gourmands ». Au Planteur. 10-12, rue des Petits-Carreaux, 2e Photo : DR 



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