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mardi 10 avril 2012

Un Afghan construit chez lui des drones pacifiques en plastique


Un "MacGyver" Afghan s'est mis à construire ses propres drones. Composés de bambou, de plastique, de liège et de moteurs de tronçonneuses ses avions ont une vocation pacifique.
 Un Afghan de 45 ans, Zemaraï Elali, est l'inventeur et le constructeur des premiers drones civils afghans. Aujourd'hui propriétaire de cinq appareils "made in Afghanistan", il a réalisé son rêve et souhaite en faire profiter son pays à des fins pacifiques, relaie le Nouvel Obs.
Grâce à son père, qui "l'emmenait à l'aéroport pour voir les avions", il réalise son rêve
Son appareil ressemble énormément au Blériot XI, avion avec lequel l'aviateur Louis Blériot fut le premier à traverser la Manche en 1909. Notre constructeur en aéronautique afghan semble en effet être bien loin des drones de l'armée américaine. Ces derniers, capables de prendre des photographies, de réaliser des scanners thermiques ou même de bombarder une cible ne sont pas la référence de Zemaraï Elali. Ce fils d'un salarié de la compagnie d'aviation locale (Aviana) ne rêvait que de "savoir comment ils volaient" et "avoir les siens un jour". C'est aujourd'hui chose faite puisqu'il est à la tête d'une escadrille de cinq avions, "deux grands et trois petits".
La technologie de pointe n'a pas été d'une grande aide pour ce bricoleur, qui n'y avait tout simplement pas accès. "Je ne dispose pas de la technologie utilisée par les drones américains. Les miens n'ont pas de caméra embarquée", avoue-t-il. Il construit donc ses avions avec les moyens qu'il a à disposition et une bonne dose de créativité. "Le fuselage est fait de plastique, de liège, de bambou et de quelques métaux. J'ai utilisé des moteurs de tronçonneuses pour propulser l'avion, parce qu'ils sont plus légers".
Pendant six ans, la construction se poursuit et les prototypes évoluent. Les premières créations de cet ingénieur de l'Université de Kaboul étaient des jouets avant de se transformer en avions plus volumineux et télécommandés. "Certains de mes avions peuvent voler jusqu'à 7 000 mètres d'altitude, même s'il devient difficile de les contrôler au-delà de 2 000 mètres. Mais ils ne peuvent rester en l'air que 20 minutes."Le plus important d'entre eux fait "cinq mètres d'envergure, il fonctionne à l'essence, et peut transporter jusqu'à 15 kilos", raconte fièrement Zemaraï Elali. 
"J'aimerais vraiment les développer pour qu'ils puissent aider mon pays."
Le 21 mars dernier, Zemaraï Elali a réalisé une démonstration publique depuis l'aéroport de Zalanj, dans la province de Nimroz. Devant le gouverneur et des responsables locaux, son drone a décollé sans encombre et effectue un petit tour avant de se poser en douceur. Un journal afghan a filmé la scène et diffusé sur Youtube les images de la prouesse de la technologie afghane.
L'ingénieur poursuit aujourd’hui un objectif plus altruiste que le développement militaire de ses avions. "Ces avions pourraient transporter des explosifs, mais je ne permettrai à personne de les employer dans ce but", déclare Zemaraï Elali. Et en effet, le porte-parole du Ministère de la Défense afghan concède "ne pas être au courant de contacts établis" avec M. Elali, ni d'une "utilisation future dans un but militaire".
La construction d'un drone "made in Afghanistan" réjouit la population locale qui félicite l'ingénieur pour sa créativité et sa détermination. Il est la preuve qu'avec peu de moyens et de ressources, les Afghans sont capables de réaliser des choses extraordinaires. 

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