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mercredi 11 avril 2012

Un projet de 500 millions d’euros pour contenir la Seine en cas de crue


Pour contrôler le débit de la Seine au niveau de sa jonction avec l’Yonne, 500 millions d’euros seraient nécessaires. Ils permettraient de construire dix casiers colossaux capables de stocker jusqu’à 55 millions de mètres cubes d'eau, pompés dans le fleuve.
C'est un projet de taille qui a été dévoilé cette semaine pour contenir la Seine si le fleuve connaissait une nouvelle crue. L'idée est en fait de contrôler le débit au niveau de la confluence de la Seine et de l'Yonne, cours d'eau qui dévale de manière parfois torrentielle les pentes du Morvan. Pour cela, la solution serait de construire 10 gigantesques casiers capables de stocker 55 millions de mètres cubes d'eau pompée dans la Seine. Cela permettrait de laisser s'écouler l'Yonne sans créer de goulot d'étranglement.
Claudine Jost, chef du projet au sein de l'établissement public interdépartemental Seine Grands Lacs explique en effet que "s'il pleut sur le Morvan, l'eau monte très vite". Or, en cas d'inondation comparable à celle de 1910, les dégâts sont évalués entre 15 et 20 milliards d'euros ; et même "plus du double en tenant compte de la dégradation des réseaux et des pertes d'exploitation des entreprises", indique une note de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme. Concrètement, le projet nécessite de construire dans la vallée de la Bassée 58 kilomètres de digues, hautes de 70 centimètres à 4,70 mètres. En principe, ces espaces seraient mis à contribution tous les six à dix ans en moyenne.
Quoiqu’il en soit, les défenseurs du projet estiment pour leur part qu’il y a urgence au vue de l'étendue estimée des dégâts. Avec des casiers en Seine-et-Marne, assure Seine Grands Lacs cité par l'AFP, les dommages pour une catastrophe équivalente seraient réduits de 30%, grâce à une baisse du niveau du fleuve de 20 à 50 centimètres. Mais l’aspect écologique est également mis en avant puisque ce projet entraînerait la restauration des zones humides de la vallée de la Bassée, moins souvent inondée en raison des aménagements pour la navigation.
Un projet difficile à financer
Le principal problème reste ne fait le financement. Evalué à 500 millions d’euros, ce projet pharaonique fait ainsi débat, "surtout dans le contexte actuel", reconnaît Régis Thépot, directeur de l'établissement public. Les élus des collectivités les plus proches de Paris refusent quant à eux de porter seuls le poids du dispositif. Plus loin de la capitale, certains rechignent à payer, ne s’estimant pas concernés.
"C'est un délire porté par les élus de petite couronne qui veulent protéger Paris et qui inventent des traumatismes pour des territoires", tempête ainsi Yves Jego le maire UMP de Montereau située à 80 kilomètres de la capitale qui ajoute qu'il "n'y a pas un commencement de financement".

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