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mercredi 16 mai 2012

Les e-mails sont dangereux pour la santé


De nombreuses études ont démontré que le stress est le principal problème que les salariés rencontrent sur leur lieu de travail. Et l’une de ses sources n’est autre que le message électronique.
Pression managériale, objectifs à tenir et rythme incessant sont d’ores et déjà pointés du doigt comme étant des facteurs de stress important. Pourtant, il en existe d’autre plus hypocrite et plus insidieux : l’e-mail.
Rue 89 rappelle que d’après les médecins spécialistes du stress, 28% des travailleurs européens se plaignent de problèmes de santé liés au stress professionnel. Au creux de l’été 2007, un sondage TNS Sofresestimait déjà que, pour 75% des Français, le mot "stress" arrive en tête de ceux qui "décrivent le mieux la façon dont se vit le travail aujourd’hui" loin devant "intérêt" (39% des sondés), "corvée" (28%). Près de deux Français sur trois estiment de surcroît que"les conditions de travail se sont dégradées".
Les e-mails sont la drogue de la génération web
Des études ont donc vu le jour sur l’impact des e-mails sur la production de stress dans le milieu professionnel. Le premier résultat démontre un lien de dépendance de l’utilisateur à sa boîte de messagerie électronique. Selon des chercheurs des universités de Glasgow et Paisley , il n’y aurait que 38% des travailleurs qui seraient capables d’attendre 24 heures avant de répondre à un message électronique. En moyenne, le salarié consulte une fois toute les quinze minutes son interface de messagerie, mais cela peut facilement monter "jusqu’à quarante fois par heure". "Les e-mails représentent la principale source de problèmes dans nos vies professionnelles", décrypte Karen Renaud, du département de science informatiquede la Glasgow University.
Une tendance que confirme une étude du cabinet américain Gartner, selon laquelle, d’ici 2014, 20% des entreprises auront recours aux réseaux sociaux plutôt qu’aux e-mails. Certes, face aux lettres, aux fax, au téléphone, les courriels ne souffrent pas de la comparaison. "C'est une révolution magnifique", affirme Thierry Breton, "mais, dans ce monde de l'immédiateté, il devient urgent de réfléchir pour ne pas se laisser envahir". Il y a d’ailleurs un an à peine, le New York Times comparait à raison les mails aux zombies : "On ne cesse de les supprimer mais ils ne cessent de revenir nous importuner".
Les e-mails : dangereux et contre-productifs
Consulter ses e-mails et y répondre aussi souvent représentent une activité "harassante, agaçant et cause une baisse de la productivité". Car en plus le nombre de messages reçus, le stress provient également de la difficulté qu’il y a à les trier en fonction de leur importance et de leur urgence. Résultat : la masse d’information archivée dans les boîtes de messageries double chaque année. Et lorsque que l’on sait qu’en 2009, il y a avait 247 milliards de mails envoyés par jour, on commence à comprendre l’ampleur du phénomène.
Plus récemment, le Courrier International relate que Gloria J. Mark et Stephen Voida, tous deux professeurs d’informatique à l’Université d’Irvine, en Californie, ont confirmé ses résultats. Les résultats de leur expérience, effectuée sur treize fonctionnaires de l’armée américaine, démontrent une augmentation du rythme cardiaque du groupe qui consultait ses mails, comparé à celui qui avait délaissé leur messagerie. Ceux qui n’avaient pas accès à leurs messageries ont déclaré s’être sentis plus productifs et avoir eu plus de facilité à rester concentrés sur leurs tâches professionnelles. Ils ont également rapporté avoir été soumis à "moins d’interruptions stressantes et chronophages" que leurs collègues connectés à leur messagerie, tout en étant plus apaisés.
Thérapies douches et méthodes alternatives
Ces études ont engagé certaines entreprises dans la voie du "zéro mail", comme Atos Origin, qui souhaite atteindre son objectif en 2014.  "Le volume d’e-mails que nous envoyons et recevons n’est pas soutenable dans le domaine professionnel. Les managers passent de 5 à 20 heures par semaine à lire et écrire des e-mails", témoigne un responsable. Pour Atos Origin, la solution de remplacement passe par les réseaux sociaux. La société a installé des plateformes communautaires pour partager et garder trace des idées des collaborateurs. Selon les premiers résultats, ce type d’outil réduit le volume des e-mails de 10% à 20%. 
Pour les mails irremplaçables, il existe tout de même des méthodes pour esquiver leurs effets nocifs. "Nous suggérons aux entreprises d’envoyer leurs e-mails une ou deux fois par jour et non en continu, de façon à ce que les employés ne soient pas obligés d'ouvrir leur boîte de réception toutes les 10 minutes", conseille Gloria Marks.

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