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samedi 16 juin 2012

Alzheimer : un facteur de risque génétique qui touche surtout les femmes


Selon une étude réalisée par la faculté de médecine de l'Université Stanford (Californie), le facteur de risque génétique le plus fréquent pour la maladie d'Alzheimer concerne surtout les femmes. Des changements caractéristiques de la maladie sont visibles au niveau du cerveau avant que n’apparaisse le moindre symptôme.
Chez les femmes porteuses d’une variante génétique de la maladie d’Alzheimer, le cerveau montre des changements caractéristiques. Ceux-ci sont visibles avant que tout symptôme ne se manifeste, expliquent les auteurs de l’étude parue aujourd’hui dans le Journal of Neuroscience. Cette variante génétique appelée ApoE4 est assez rare puisqu’elle ne touche pas plus de 2% de la population. Toutefois, 15% des gens sont porteurs d’une copie de ce gène ApoE4 et lorsque quelqu’un hérite des deux copies (une par parent), le risque de contracter la maladie serait beaucoup plus élevé.
Les chercheurs ont par ailleurs montré l'existence d'une distinction entre hommes et femmes. Dans le groupe étudié, les sujets féminins ont montré des caractéristiques d'Alzheimer : un changement dans la signature de leur activité cérébrale et des niveaux élevés de protéines "tau" dans le LCR (liquide céphalo-rachidien), ce qui affecte la communication entre les neurones. En revanche, les sujets masculins dont les tests génétiques révèlent une seule copie du gène ApoE4 ont montré moins de risque de souffrir d'Alzheimer.
Ceci tend à expliquer pourquoi davantage de femmes que d'hommes (3 contre 2) contractent la maladie, indique le Dr Michael Greicius, professeur adjoint de neurologie et directeur médical du Centre Stanford cité par l'AFP. Identifier les interactions entre ApoE4 et le sexe ouvre donc la voie à de nouvelles approches expérimentales qui vont permettre de mieux comprendre comment la variante génétique ApoE4 accroît le risque de souffrir d'Alzheimer.

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