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mercredi 1 février 2012

François Hollande enfariné ce mercredi. Photo : AFP François Hollande enfariné : "les risques du métier"


François Hollande qualifiera cet attentat à la poudre blanche de "risque du métier". Le candidat socialiste a ironisé son "enfarinage" sur scène ce mercredi lors d'un rassemblement organisé par la Fondation Abbé Pierre qui présentait son rapport annuel sur le mal-logement, porte de Versailles à Paris.
François Hollande vient de prononcer son discours et signe le"contrat social" rédigé par la fondation lorsque le drame se déroule. Une femme, armée de farine, l'asperge. Plus de peur que de mal, le candidat n'est pas blessé. L'"enfarineuse" est immédiatement maîtrisée et évacuée par le service d'ordre.
Âgée d'une quarantaine d'années, elle justifie de manière confuse son geste expliquant être "à bout de ressources parce que la loi n'est plus appliquée". Elle affirme être "en train d'être assassinée à Lille par les socialistes". Se présentant comme une ancienne professeure, "victime de harcèlement dans l’Éducation nationale", elle dénonce pêle-mêle sur son blog "les atteintes au droit humain" et "à la vie privée"...
François Hollande évoque l'acte "d'une personne irresponsable". Interrogé sur un éventuel renfort de son dispositif de sécurité, il assure : "Non, je ne peux pas. Je prends les risques qu'un candidat doit prendre si je veux aller vers les journalistes, les Français". Mais son entourage a d'ores et déjà indiqué que sa sécurité policière devait être renforcée dès jeudi.

Deux jumelles indonésiennes séparées à la naissance se retrouvent... en Suède


Deux Indonésiennes qui ne se connaissaient pas ont découvert qu'elles étaient jumelles alors qu'elles habitent toutes les deux... en Suède.
C'est une histoire invraisemblable. Deux jumelles mises au monde en Indonésie il y a près de 29 ans et séparées à leur naissance habitaient en Suède à 40 kilomètres l'une de l'autre sans qu'elles se connaissent mutuellement, selon Le Point. Les sœurs avaient été adoptées par deux couples de Suédois dans un orphelinat basé à Semarang, au nord du pays. L’un d’eux, les Backman, a eu vent de l’existence d’une sœur jumelle à ce moment-là, en 1983, car le chauffeur de taxi chargé de les amener à l’aéroport venait de leur demander ce qu’il était advenu de l’autre bébé.
Ils ont alors rencontré plusieurs fois l’autre famille, les Falk, lorsque les fillettes n’étaient encore que des nourrissons. Mais les deux couples n’ont pas été convaincus par une éventuelle gémellité des bébés indonésiens en raison du manque d’informations dans les fichiers d’adoption, d’autant plus que les tests ADN n’existaient pas à cette époque pour certifier une similitude génétique des petites. Les Backman et les Falk ont donc abandonné, considérant que le dossier était clos et se sont perdus de vue.
Elles se retrouvent grâce à Facebook
Sauf qu’Emeline Falk, l’un de ces enfants, a bien grandi depuis l’épisode de l’orphelinat et est sur le point de se marier. Elle décide donc d’en savoir plus sur les circonstances de son adoption. Elle apprend alors par sa mère les recherches entreprises il y a plus de 25 ans par les deux couples sur l’existence possible d’une sœur jumelle. Elle entame en conséquence une recherche Facebook sur des réseaux d’enfants indonésiens adoptés par des familles suédoises. Emeline décide d’écrire sur le forum la phrase suivante : "Je suis née le 18 mars 1983 à Semarang et le nom de ma mère biologique est Maryati Rajiman."  Bingo ! Lin Backman, l’autre jumelle, tombe sur ce post et décide d’entrer en contact avec sa sœur perdue de vue. Les deux frangines procèdent alors à des test ADN qui confirment qu’elles ont la même identité génétique. "Soudain, j'ai réalisé que nous avions partagé le même utérus. C'était vraiment très bizarre, mais aussi très cool" affirme Emeline citée par la même source.
Elles se racontent leurs vies respectives et constatent qu'elles habitent à 40 kilomètres l'une de l'autre au sud de la Suède. Hormis ces retrouvailles asiatiques en terre scandinave, d'autres points communs paraissent invraisemblables sachant qu’elles ne se connaissaient pas avant. Elles sont enseignantes toutes les deux, se sont mariées le même jour à un an d'intervalle et ont dansé sur la même chanson, "You and Me" de Lifehouse, le jour de la cérémonie nuptiale.
Depuis cette heureuse découverte, les jumelles ont gardé le contact. Prochaine étape : retrouver les parents biologiques en Indonésie.

Facebook : il ne suit pas Zuckerberg et perd 400 millions de dollars


Parce qu'il a obéi à son père, Joe Green n'a pas suivi il y a quelques années Mark Zuckerberg dans son projet de création de Facebook à l'époque où ils étaient tous les deux à Harvard.
Suivre les instructions de son père n'est pas toujours récompensé. Joe Green peut en témoigner lui qui a été le compagnon de chambre d'université de Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, à Harvard. A cette époque, les deux compères s'étaient fait remarquer après avoir mis au point un programme informatique appelé FaceMash et destiné à savoir dans quels cours certaines filles avaient décidé de s'inscrire, relaie 20 minutes.
Sauf que, pour arriver à ce résultat, ils avaient piraté la base de données des ordinateurs de l'Université d'Harvard. Un procédé qui n'avait guère réjoui le père de Joe Green qui était professeur dans le même prestigieux établissement. Et lorsque Mark Zuckerberg a demandé à Joe de quitter la fac et de le suivre dans son projet Facebook, ce dernier a décliné l'offre par respect pour son paternel qui ne voulait pas que son rejeton plaque tout au risque de tout perdre. Joe Green est donc passé à côté du jackpot engrangé par les comparses de Zuckerberg, une somme de 400 milliards, près de 303 millions d'euros, selon certains analystes citées par la même source.
Réorientation vers la politique
L'infortuné semble s'être repris depuis cette erreur. Il s'est engagé comme militant en 2004 pour soutenir la candidature à la présidentielle du démocrate John Kerry face à George W. Bush. A partir de cette immersion dans le monde politique, il a mis au point une application "Causes" sur Facebook, un outil numérique de propagande pour lobbyistes et personnalités politiques. Objectif déclaré : "Responsabiliser toute personne ayant une bonne idée ou une passion pour le changement à l'impact dans le monde" affirme Joe Green sur ABC News qui juge que les réseaux sociaux ont désormais un rôle déterminant dans ce domaine: "On ne peut plus les ignorer, ils font maintenant partie intégrante de nos vies".
Cette activité lui aurait permis d'amasser 50 millions de dollars, soit environ 38 millions d'euros, pour des organisations de bienfaisance. Joe Green dit ne pas regretter sa non-participation à la création de Facebook et prétend avoir trouvé sa propre cause.

Grande-Bretagne : un projet de loi d'abstinence sexuelle retiré des débats


En Grande-Bretagne, un projet de loi controversé sur l'abstinence sexuelle des collégiennes a été retiré des débats parlementaires par le gouvernement.
Le puritanisme revient au galop en Grande-Bretagne. Un projet de loi de Nadine Dorries, une parlementaire du Parti conservateur, proposant des cours d’abstinence sexuelle aux collégiennes, a failli être adopté à la Chambre des communes qui est l’équivalent british de notre Assemblée nationale. Le texte était inscrit à l’ordre du jour pour une seconde lecture mais a été retiré en début de semaine avant que l’on discute dessus d’après The Guardian. Nadine Dorries a refusé d’affirmer qu’elle était à l’origine de ce retrait, sauf que le droit constitutionnel britannique prévoit qu’un projet de loi ne peut être enlevé des débats qu’avec la permission du député qui l’a proposé.
Courroux des féministes et des humanistes
Il faut dire que ce texte avait provoqué le courroux de l’opposition et des féministes qui y voyaient une régression sociale. Une manifestation a même été organisée vendredi matin devant la Chambre des communes pour protester contre cette initiative législative. Un rassemblement qui semble avoir porté ces fruits puisque la majorité parlementaire a prononcé le retrait de ce projet de loi. Mais ce revirement ne dupe pas Andrew Copson, directeur général de la British Humanist Association et fervent détracteur de ce texte puritain, qui considère que "ce retrait est davantage une décision politicienne plutôt qu’une volonté idéologique" selon la même source. Il juge aussi cette proposition de loi "irréaliste et irresponsable" et ajoute enfin qu’"il faut rester sur ses gardes."
Une coalition politique contre ce texte
La présentation de ce projet devant la Chambre des communes a pourtant été validée en mai par les députés avec 67 voix contre… 61. Un résultat serré au printemps et une féroce manifestation en hiver il y a quelques jours ont certainement pesé dans la décision du gouvernement d’enlever ce texte. Un retrait provisoire semble donc peu probable selon The Guardian d’autant plus que les libéraux – les centristes – ont rejoint l’opposition de gauche pour jeter le discrédit sur cette volonté de mettre l’abstinence au cœur du programme d’éducation sexuelle pour les collégiennes.
Un projet de loi inopportun
Plusieurs points étaient contestés. Déjà le fait que ces cours d’abstinence ne concernent que les filles posait problème. Ensuite que seule l’abstinence soit encouragée et que le mode d’emploi d’un préservatif soit mis de côté constituait un pas en arrière pour la prévention des avortements et des MST. Enfin, le taux de procréation a baissé de 5 % en quelques années en Grande-Bretagne. Un projet de loi vantant les mérites de l’abstinence sexuelle semblait donc inopportun et était donc bien parti pour être... avorté.