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jeudi 11 octobre 2012

Contraception : nouvelle piste vers une pilule pour hommes


Des chercheurs australiens ont découvert que des souris mâles possédant une mutation sur un gène particulier produisaient des spermatozoïdes avec un flagelle plus court de 17%. Un défaut qui les fait se déplacer plus difficilement. Cette découverte peut aider à mieux comprendre l'infertilité masculine mais aussi à développer un contraceptif pour homme.
Les hommes prendront-ils bientôt la pilule à la place de leurs femmes ? Alors que de nombreuses recherches sont aujourd'hui menées sur le sujet, cette possibilité est loin d'être exclue. Pourtant, aucun de ces travaux n'a aujourd'hui réellement abouti. Mais une nouvelle piste vient de voir le jour. En effet, une étude publiée dans la revue PLoS Genetics révèle que des chercheurs australiens et britanniques auraient trouvé un nouveau moyen de perturber la fertilité des hommes. Plus en détail, ils ont identifié un gène qui, lorsqu'il est muté, rendrait les spermatozoïdes bien moins mobiles.
Le gène en question appelé RABL2 est situé sur le chromosome 22 et coderait une protéine qui interagit avec d'autres connues sous le nom de protéines de transport intraflagellaire. Autrement dit, celles-ci sont responsables du transport des informations génétiques le long de la "queue" ou flagelle des spermatozoïdes. Pour en savoir plus, les scientifiques ont donné naissance à des souris mâles qui présentaient une mutation du gène RABL2. Ils ont alors constaté que ces spécimens produisaient 50% de spermatozoïdes en moins que les autres avec une copie normale du gène. Plus intéressant encore, les spermatozoïdes produits n'étaient même pas normaux. 
Les chercheurs ont observé que ces cellules masculines montraient des flagelles moins longs de 17% contrairement aux autres. Ils étaient ainsi bien moins mobiles. Jennifer Lo, auteur principal du papier explique : "les protéines de transport intraflagellaire sont comme un train. Nos données suggèrent que le rechargement du train est défectueux si RABL2 ne fonctionne pas. Le train continue d'avancer dans la queue des spermatozoïdes avec un RABL2 défectueux, mais elle contient moins de passagers. Le résultat final est que la formation et la mobilité des spermatozoïdes sont anormales". 
Agir sur la protéine au niveau des testicules
Au cours de l'expérience, toutes les souris mâles se sont comportées normalement. Mais celles possédant un gène muté n'ont effectivement eu aucun petit après six semaines et toutes se sont avérées stériles. Si cette découverte permet d'en apprendre plus sur les causes de l'infertilité masculine, les chercheurs estiment qu'un tel résultat pourrait également conduire au développement d'une pilule contraceptive pour hommes. Celle-ci fonctionnerait alors en réduisant la production de la protéine codée par RABL2. 
Toutefois, un problème se pose. Le gène et sa protéine ne fonctionnent pas qu'à cet endroit mais aussi dans le cerveau, les reins, le foie. "Plusieurs des processus basiques du développement des spermatozoïdes interviennent à des niveaux plus bas dans d'autres organes du corps", confirme le professeur Moira O'Bryan de la Monash University en Australie qui a dirigé l'étude. La pilule mise au point devra alors ne cibler que les testicules, ce qui complique les travaux.
En outre, "le défi avec le développement d'une pilule masculine n'est pas de rendre les spermatozoïdes infertiles, mais de parvenir à faire demi-tour", ajoute t-elle citée par le Telegraph. Une difficulté qui constitue en effet un obstacle de taille dans de nombreuses recherches.

Comment l'Homme est-il devenu droitier ?


Des chercheurs britanniques ont observé que gorilles, chimpanzés et humains sont, le plus souvent, spontanément droitiers. Selon eux, ceci résulterait de l'héritage cérébral d’un ancêtre commun qui permettrait à l’Homme et à ces autres espèces d'utiliser des outils.
Selon les études, il y aurait entre 8 et 15% de gauchers sur Terre quand le reste de la population serait elle, droitière. Si ce phénomène est aujourd'hui bien connu et largement étudié, ses origines restent relativement floues. Comment expliquer une telle prédominance de droitiers ? Des chercheurs britanniques viennent aujourd'hui de trouver une nouvelle piste dévoilée le 27 septembre sur le site de Behavioural Brain Research.
En effet, pour comprendre les origines de notre tendance majoritaire à être droitiers lorsque nous manipulons des objets, le Dr Gillian Forrester, de l'Université du Sussex, et son équipe ont observé des vidéos montrant des gorilles, des chimpanzés et des enfants de 4 ans évoluant dans leur environnement naturel quotidien. Une méthode moins coûteuse, non perturbante pour les sujets, et exempte des biais des expériences de laboratoire, soulignent les auteurs. Au cours de l'expérience, ils ont ainsi distingué pour chaque utilisation des mains, la manipulation d’un objet – bâtonnets pour les singes, jouets pour les enfants, par exemple – des gestes adressés à un être vivant – auto-toilettage (chez les singes) ou toucher un autre individu.
Les chercheurs ont alors constaté, pour les 3 espèces, une tendance dominante à utiliser la main droite avec les objets. Une tendance qui n’apparaît cependant pas dans l’autre cas d’utilisation des mains. "Le fait d’être droitier n'est pas spécifique à l'espèce humaine, comme on le pense traditionnellement, mais est plutôt fonction du contexte – un modèle qui a été masqué par les [précédentes] études expérimentales, moins sensibles", explique le Dr Forrester. Cette conclusion amène ainsi à penser qu'être droitier serait, chez les 3 espèces, un héritage d’un ancêtre commun, qui permettrait à toutes d’utiliser des outils, et depuis plus de 2,5 millions d'années pour l’Homme.
Mais les conclusions ne s'arrêtent pas là et s'étendent même à notre apprentissage du langage. "Nos résultats soutiennent l'idée que les cerveaux des humains et des grands singes ont cette spécialisation de l’hémisphère gauche dirigeant le côté droit du corps pour des séquences ordonnées de comportements, mais que les humains ont pu étendre cette architecture neuronale pour développer le langage", conclut le scientifique. Cette étude pourrait ainsi permettre de mieux comprendre le développement du langage chez l’enfant.

Plus un pays mange de chocolat, plus il a de prix Nobel, révèle une étude


Plus la population d'un pays mange de chocolat, plus il compte de prix Nobel, une indication que le cacao doperait les capacités mentales, selon une étude publiée jeudi dans la très sérieuse revue médicale américaine New England Journal of Medicine.
Les flavonoïdes, de puissants antioxydants qu'on trouve en grande quantité dans les fèves de cacao, le thé vert et le vin rouge, ont montré qu'ils réduisaient le risque de démence et amélioraient les fonctions mentales chez les personnes âgées, note le Dr Franz Messerli, de l'Université Columbia à New York et auteur de cet essai.
"Puisque le chocolat peut hypothétiquement améliorer les fonctions cognitives chez les individus et à fortiori dans l'ensemble d'une population, je me suis demandé s'il pouvait y avoir une corrélation entre la consommation de cacao dans un pays et les capacités mentales de ses habitants", explique avec une pointe d'humour le médecin.
"A ma connaissance, il n'existe pas de données disponibles mesurant les fonctions mentales de toute une nation", poursuit-il. "On peut donc concevoir que le nombre total de Nobel par tête pourrait donner une certaine idée des fonctions cognitives d'ensemble d'un pays", explique le chercheur.
Selon ses observations, "il y a une corrélation significative surprenante entre la consommation de chocolat per capita et le nombre de lauréats du Nobel pour dix millions d'habitants dans un total de 23 pays".
La Suisse arrive en tête à la fois en nombre de Nobel et en quantité de chocolat consommé, précise-t-il, indiquant avoir utilisé des statistiques de consommation fournies par plusieurs fabricants.
Les Etats-Unis, la France et l'Allemagne se sont situés dans la moyenne alors que la Chine, le Japon et le Brésil sont en bas du classement.
La Suède fait exception. Alors qu'avec 6,4 kilos de chocolat consommé par an et par tête elle aurait dû produire quelque 14 prix Nobel selon ces calculs, elle en a compté en fait 32, relève le Dr Messerli.
Il y a deux explications possibles ironise-t-il: "Soit que le comité de Stockholm du Nobel favorise ses nationaux, soit que les Suédois sont particulièrement sensibles aux effets du chocolat".
Le chercheur souligne que ces données sont basées sur des moyennes de consommation par pays et que les quantités de chocolat consommées individuellement par des lauréats du Nobel "restent inconnues", tout comme les doses cumulées de cacao nécessaires pour accroître ses chances de devenir un Nobel.