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dimanche 11 août 2013

La durée d'une grossesse varie de 5 semaines en fonction des femmes


Selon une étude américaine, la durée des grossesses peut varier jusqu'à 5 semaines en fonction des femmes, et la date de l'accouchement serait déterminée dès les premières semaines par des facteurs hormonaux.



La durée des grossesses varie en fonction de chaque femme, mais les précédents travaux sur le sujet n'ont jamais pu déterminer de façon correcte les fluctuations. Les médecins déterminent le jour de l'accouchement comme étant celui figurant 280 jours après les dernières règles. Dans une nouvelle étude publiée dans la revue Human Reproduction, des chercheurs de l'Institut National de la Santé américaine ont néanmoins découvert que la durée d'une grossesse peut varier de pas moins de 37 jours, soit 5 semaines.

En réalité, seules 4% des femmes accouchent après 280 jours, et 70% dans les 10 jours situés aux alentours, même si cette date est calculée à l'aide d'une échographie. Pour la première fois, des chercheurs américains sont parvenus à déterminer précisément la date d'ovulation et celle de l'implantation de l'embryon dans l'utérus, et suivre ainsi les grossesses de 125 femmes. "Nous avons trouvé que la durée moyenne de l'ovulation à la naissance est de 268 jours - 38 semaines et 2 jours", indique le docteur Anne Marie Jukic, auteur de l'étude. "Toutefois, même après avoir éliminé des résultats les 6 accouchements précoces de notre étude, nous avons trouvé que la durée des grossesses varie de 37 jours", ajoute t-elle cité par Science Daily. "Nous étions quelque peu surpris par cette découverte. On sait que la durée de gestation peut varier selon les femmes, mais on l'assimilait en partie à des erreurs dans la détermination des jours d'ovulation et d'implantation. Nos mesures ne font pas ces erreurs, et pourtant on a toujours une marge de 5 semaines. C'est fascinant." 

Une détermination précise difficile


 Il a toujours été difficile de déterminer avec précision le début d'une grossesse, ce qui explique pourquoi ce genre d'étude est rare. Dans les années 70 et 80, les chercheurs utilisaient la légère augmentation de température des femmes au réveil pour déterminer l'ovulation. Une mesure inexacte, qui de plus n'indique pas quand l'embryon s'implante dans l'utérus. Pour cette étude, les chercheurs se sont servis des échantillons d'urine prélevés lors d'une précédente étude qui suivait 130 femmes depuis avant la conception jusqu'à la naissance. Les femmes suivies avaient arrêté tout moyen de contraception, étaient en bonne santé, n'avaient pas de problème de fertilité, ne fumaient pas et n'avaient pas de problèmes de poids. Des échantillons d'urines quotidiens étaient demandés jusqu'à la fin de la 8e semaine de grossesse. Ils ont alors été analysés pour déterminer les taux de 3 hormones : la hCG (Hormone gonadotrophine chorionique), l'estrone-3-glucoronide et la pregnanediol-3-glucoronide. Toutes trois étant associées au début de la grossesse. Cette précédente étude a eu lieu entre 1982 et 1985, et les chercheurs ont recontacté toutes les patientes en 2010 pour obtenir des informations sur leur labeur, et si une césarienne a été nécessaire. De ces 130 femmes, ils en ont retiré 5 qui ont été exposées à du diéthylstilbestrol, un perturbateur endocrinien connu pour raccourcir les grossesses. 

Des facteurs très précoces déterminent l'accouchement 


En plus de la variation de la durée des grossesses, l'équipe a mis en évidence que les embryons ayant mis plus longtemps à s'implanter provoquaient des grossesses longues. A l'inverse, une montée tardive du taux de progestérone implique une grossesse plus courte d'une douzaine de jours. "Je suis intriguée par le fait que des événements ayant lieu très tôt dans la grossesse, des semaines avant que la mère sache qu'elle est enceinte, puissent avoir un lien avec la naissance 9 mois plus tard. Cela ouvre la porte à nouvelles études" explique le Dr Jukic. D'autres facteurs influençant la durée ont aussi été mis en évidence. Les femmes plus âgées accouchent plus tard, avec une année correspondant à peu près à un jour de plus. Le poids de naissance conduit à des grossesses plus longues, environ une journée de plus pour 100 g. Enfin, une femme qui a eu une grossesse longue en aura de nouveau pour ses autres enfants. "Cela suggère que les femmes ont tendance à être constantes dans leurs grossesses", note le Dr Jukic. Les auteurs se gardent en revanche de faire des recommandations médicales en se basant sur leur seule étude, et souhaitent poursuivre les recherches dans cette voie. Pour le Dr Jukic, "le mieux que l'on puisse dire c'est que la variabilité naturelle est plus grande que ce que l'on croyait, et si cela se confirme, cela pourrait changer la façon dont les grossesses sont gérées."


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