Un sanglier géant, des chevaliers de ciment : passage en revue de ces imposantes œuvres d'art qui bordent nos autoroutes.
Il y a les « Flèches des cathédrales », sur l'A10 ; « Les Chevaliers cathares » sur l'A61 ; un sanglier géant sur l'A34 ... La liste des œuvres d'art qui bordent les autoroutes françaises est longue. Le ministère du Développement durable, de l'Ecologie, des Transports et du Logement en recense 79.
L'art d'autoroute suscite rarement l'enthousiasme. La plupart du temps, on passe en voiture sans remarquer les œuvres, au grand dam des syndicats d'artistes qui militent pour une signalétique plus ronflante.
Le paradoxe de l'art d'autoroute
C'est là tout le paradoxe de l'art d'autoroute : il est à la fois monumental et invisible.
Georges Saulterre est un des grands noms de l'art d'autoroute. Sa boutique en ligne est une profession de foi. En 1998, ses « Flèches des cathédrales » érigées entre les Ulis et Saint-Arnoult-en-Yveline figuraient dans le « Guinness des records » comme « la sculpture la plus haute faite par un homme ».
Saulterre a aussi conçu des « Vikings » de 20 mètres de haut en acier inoxydable, sur l'autoroute Paris-Normandie, acquis par la SAPN en 1990 pour 167 000 francs ; un « Héron Cendré » de 8,5 mètres ; une sculpture monumentale, « A l'aube des temps », au niveau du péage d'Antibes, qui « symbolise l'entrée sur la côte d'Azur ». La société Escota l'a acquise en 1998 pour 275 000 francs.






































